Bilan psychomoteur à la rentrée scolaire : quand consulter un psychomotricien pour son enfant ?

La rentrée scolaire est souvent un moment révélateur pour les enfants qui rencontrent des difficultés motrices, attentionnelles, graphiques ou émotionnelles. Alors que les exigences scolaires augmentent, certaines difficultés peuvent devenir plus visibles : écriture lente ou fatigante, maladresse, difficultés à s'habiller, à utiliser les outils scolaires, à rester assis, à se concentrer ou encore à gérer les émotions.
Dans ces situations, un bilan psychomoteur peut permettre de mieux comprendre le fonctionnement de l'enfant et d'identifier ses points forts comme ses éventuelles fragilités.
À Levallois-Perret, je réalise des bilans psychomoteurs pour les enfants, les adolescents et les adultes, afin d'apporter des éléments de compréhension et, lorsque cela est nécessaire, de proposer des pistes d'accompagnement adaptées.
Pourquoi réaliser un bilan psychomoteur en début d'année scolaire ?
La rentrée constitue un moment particulièrement intéressant pour observer le fonctionnement d'un enfant.
Un changement de classe, de niveau scolaire ou d'enseignant peut faire apparaître des difficultés qui étaient jusque-là peu visibles. Les attentes scolaires évoluent : l'enfant doit parfois écrire davantage, rester concentré plus longtemps, organiser son matériel, suivre plusieurs consignes, se repérer dans l'espace de la feuille ou encore gérer son effort sur une journée entière.
Une difficulté qui semblait anodine pendant les vacances peut alors avoir des répercussions sur la scolarité et la confiance en soi.
Le bilan psychomoteur permet d'étudier différentes composantes du fonctionnement psychomoteur à partir d'observations cliniques et, selon les besoins, de tests standardisés. Il ne s'agit pas simplement de vérifier si un enfant « sait faire » une tâche, mais de comprendre comment il la réalise, quelles stratégies il utilise et ce qui peut éventuellement le mettre en difficulté.
Le bilan psychomoteur fait partie des actes professionnels du psychomotricien.
Quels signes peuvent amener à consulter un psychomotricien ?
Il n'est pas nécessaire d'attendre que les difficultés scolaires deviennent importantes pour demander un avis.
Plusieurs signes peuvent conduire les parents, l'enseignant ou un autre professionnel à recommander un bilan psychomoteur.
1. Des difficultés d'écriture ou de graphisme
L'écriture demande la mobilisation de nombreuses compétences : motricité fine, coordination œil-main, posture, tonus, organisation spatiale, attention et automatisation du geste.
On peut notamment observer :
une écriture très lente ;
une grande fatigabilité lorsqu'il faut écrire ;
une douleur ou une gêne lors des activités graphiques ;
une mauvaise tenue du crayon ;
des lettres très grandes ou très petites ;
des difficultés à respecter les lignes ;
des difficultés à organiser les mots et les lettres dans l'espace ;
un écart important entre les capacités orales de l'enfant et ses productions écrites.
Ces difficultés ne signifient pas nécessairement qu'il existe un trouble. Le bilan permet justement de chercher à comprendre leur origine.
2. Une maladresse importante au quotidien
Certains enfants semblent particulièrement maladroits dans les activités de la vie quotidienne.
Ils peuvent avoir des difficultés à :
découper avec des ciseaux ;
utiliser une règle ;
faire leurs lacets ;
boutonner leurs vêtements ;
manipuler de petits objets ;
construire ou réaliser des activités manuelles ;
faire du vélo ;
apprendre à nager ;
attraper ou lancer un ballon.
Lorsque ces difficultés persistent et ont un impact sur la vie quotidienne, un bilan psychomoteur peut être pertinent.
3. Des difficultés de coordination ou de motricité globale
Courir, sauter, faire du vélo, monter les escaliers, participer aux jeux collectifs ou aux activités sportives nécessitent une bonne coordination des mouvements.
Certains enfants peuvent avoir besoin de davantage de temps pour acquérir ces compétences ou éprouver une réelle difficulté à coordonner leurs mouvements.
Le bilan peut notamment s'intéresser à la coordination, à l'équilibre, au tonus, à la motricité globale et à la planification des gestes.
4. Des difficultés attentionnelles ou une forte agitation
Un enfant qui bouge beaucoup, qui a du mal à rester assis ou qui abandonne rapidement une activité peut parfois présenter des difficultés dans la régulation de son activité motrice et attentionnelle.
À l'inverse, certains enfants sont très lents, semblent avoir besoin de beaucoup de temps pour commencer une tâche ou se fatiguent rapidement.
Le bilan psychomoteur peut alors apporter un éclairage complémentaire dans une démarche d'évaluation pluridisciplinaire.
5. Des difficultés à gérer les émotions
Le fonctionnement psychomoteur ne concerne pas uniquement les capacités motrices.
Le corps, le tonus, les émotions et les capacités de régulation sont étroitement liés.
Certains enfants peuvent présenter :
une forte impulsivité ;
des réactions émotionnelles importantes ;
des difficultés à revenir au calme ;
une grande tension corporelle ;
une inhibition importante ;
une difficulté à gérer les situations nouvelles ;
une faible confiance en leurs capacités corporelles.
La psychomotricité peut alors proposer des outils permettant notamment de travailler la régulation corporelle et émotionnelle.
Le bilan psychomoteur permet-il de diagnostiquer un trouble ?
Le bilan psychomoteur ne doit pas être considéré isolément comme un outil permettant de poser tous les diagnostics.
Il apporte un éclairage spécifique sur le fonctionnement psychomoteur de l'enfant et peut participer à une démarche diagnostique plus globale.
Le bilan peut notamment être réalisé lorsqu'il existe une suspicion de :
trouble développemental de la coordination (TDC) ;
difficultés graphomotrices ;
troubles des apprentissages ;
TDAH ;
troubles du spectre de l'autisme ;
retard du développement psychomoteur ;
difficultés de régulation tonique ou émotionnelle.
Le psychomotricien travaille alors en complémentarité avec les autres professionnels impliqués dans le parcours de l'enfant : médecin, pédiatre, neuropédiatre, neuropsychologue, orthophoniste, ergothérapeute, psychologue ou encore enseignant.
Comment se déroule un bilan psychomoteur ?
Un bilan commence généralement par un temps d'échange avec l'enfant et ses parents.
Cette première étape permet de recueillir les informations importantes concernant :
le développement de l'enfant ;
son histoire médicale et paramédicale ;
son parcours scolaire ;
les difficultés observées à la maison et à l'école ;
ses activités quotidiennes ;
ses centres d'intérêt ;
les éventuels bilans déjà réalisés.
Des épreuves adaptées à l'âge de l'enfant sont ensuite proposées.
Selon les besoins, le bilan peut explorer différentes dimensions :
motricité globale ;
motricité fine ;
coordination ;
équilibre ;
tonus et posture ;
latéralité ;
schéma corporel ;
organisation spatiale et temporelle ;
graphomotricité ;
attention ;
capacités perceptives ;
régulation émotionnelle et comportementale.
L'objectif est de croiser les résultats aux épreuves avec les observations cliniques et les informations recueillies lors de l'entretien. Cette approche permet d'obtenir une compréhension plus globale du fonctionnement de l'enfant.
Combien de temps dure un bilan psychomoteur ?
Au cabinet de psychomotricité à Levallois-Perret, le bilan psychomoteur est réalisé sur 3 à 4 séances de 40 minutes, selon les besoins et le profil de l'enfant.
À l'issue du bilan, un compte rendu écrit de 5 à 10 pages est remis afin de présenter les principaux résultats, les points d'appui, les difficultés éventuelles et les recommandations.
Lorsque cela est pertinent, les conclusions peuvent également permettre de proposer des pistes d'aménagement ou d'accompagnement dans le contexte scolaire.
Faut-il attendre que l'école demande un bilan ?
Non.
Les parents peuvent consulter lorsqu'ils observent une difficulté persistante ou lorsqu'ils souhaitent mieux comprendre le fonctionnement de leur enfant.
L'école peut également être à l'origine d'une recommandation de bilan lorsqu'un enseignant constate, par exemple, une écriture particulièrement lente, une difficulté à copier, une maladresse importante, des difficultés de coordination ou une fatigabilité inhabituelle.
Le plus important est de ne pas réduire la difficulté à un manque d'effort.
Un enfant qui semble « ne pas vouloir écrire », « être maladroit », « ne pas écouter » ou « être toujours dans la lune » peut en réalité rencontrer une difficulté qui mérite d'être comprise.
Pourquoi faire un bilan psychomoteur avant que les difficultés s'installent ?
Les difficultés scolaires peuvent progressivement avoir des conséquences sur la confiance en soi.
Un enfant qui rencontre systématiquement des difficultés lorsqu'il doit écrire, faire du sport, manipuler des outils ou réaliser une tâche précise peut finir par éviter certaines activités ou se dévaloriser.
Identifier les difficultés permet au contraire de mettre en évidence les compétences sur lesquelles l'enfant peut s'appuyer et de rechercher les stratégies les plus adaptées.
L'objectif d'un bilan psychomoteur n'est donc pas de mettre une étiquette sur l'enfant.
Il s'agit avant tout de mieux comprendre son fonctionnement et de déterminer si un accompagnement est nécessaire.
Vous vous demandez si un bilan est indiqué pour votre enfant ?
Si vous avez remarqué des difficultés depuis la rentrée scolaire — écriture, motricité, coordination, attention, posture, émotions ou autonomie — un premier échange peut permettre de faire le point sur la situation et de déterminer si un bilan psychomoteur est pertinent.
Cabinet de psychomotricité – Levallois-Perret📍 Levallois-Perret (92)📞 06 59 08 91 26✉️ mathilde.pl.psychomotricienne@gmail.com
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